Brocante de Maransart le 10 septembre 2016

septembre 11th, 2016   •   no comments   

Il y avait du monde, beaucoup de monde pour la brocante de Maransart. Faut dire que le temps était de la partie. Un peu frais en début de matinée, pas plus de 13° à 8h, jusqu’à 27° dans l’après-midi. Tous les emplacements étaient réservés depuis des semaines. Beaucoup de promeneurs s’étaient déplacés en matinée, un peu moins l’après-midi. Le temps clément de fin de matinée et la chaleur élevée de l’après-midi expliquent cela. L’après-midi la buvette avait d’ailleurs davantage d’attractivité que les échoppes. Et c’est bien compréhensible. Ceux qui ont franchement bien dû réussir leur journée, ce sont ceux qui offraient ce que le public recherchait le plus : les boissons rafraichissantes d’abord, les snacks et frites ensuite.

Beau succès aussi pour le défilé des Majorets. Ne cherchez pas le mot au dictionnaire, c’est le masculin de Majorettes. Ces Messieurs en jupette ont défilé fièrement, sans doute davantage que sobrement, au son de la fanfare, sous la direction d’une « Tambour-majorette »… Ben voyons, quand on est Majoret ! Journée très réussie par un temps magnifique, mais sous nos climat, ceci explique souvent cela.

Un léger bémol : certains brocanteurs n’ont toujours pas compris qu’il convient de laisser un emplacement vierge après leur départ, sans poubelles ni objets hétéroclites. Dommage, mais que cela soit rappelé l’an prochain dans les instructions qui leur seront remises.

Edouard Capaert


12 09 2016
Cérémonie des Marnières le 11 septembre 2016

Ce 11 septembre avait lieu la cérémonie patriotique des Marnières. Cela évoque quoi « les Marnières » ?

Un peu d’histoire : le 4 septembre 1944, alors que Bruxelles venait d’être libérée la veille et que l’on fêtait déjà la victoire des alliés sur la place d’Ohain, durant la nuit un camion de résistants, venant de Bruxelles, se rendait à Wavre. En chemin ils tombèrent sur une colonne de chars allemands fuyant la capitale, qui s’était installée pour la nuit sur la route des Marnières. Le choc fut rude et le combat inégal : une dizaine de résistants périrent sous les balles des soldats allemands. Ceux qui ne furent pas tués sur place furent fusillés aussitôt après, au même endroit. Un seul résistant, grièvement blessé, en réchappa et vécut jusqu’en 1993. En hommage aux « dix des Marnières » un monument fut érigé à l’endroit du massacre. Ils avaient entre 19 et 44 ans.

Ce dimanche, à l’Eglise de Ransbeck (ou Ransbèche) eut lieu, comme chaque année, la messe du souvenir. Deux porte-drapeaux, deux Echevins, deux Conseillers communaux et un Conseiller de l’Action sociale, tous trois de l’opposition, étaient présents. Le rappel historique des événements fut lu par Alain Geûens, ancien de Lasne. C’est sous la trompette qu’eut lieu, juste après, le dépôt de fleurs devant le « Monument des 10 des Marnières », en présence de quelques habitants de Lasne. Un petit regret : cette année la police n’était pas présente pour régler la circulation.

Soixante-douze ans après le drame des Marnières, cette cérémonie a-t-elle encore un sens ? Sans aucun doute ! Si les témoins de ce passé qui s’éloigne sont aujourd’hui devenus rares, la dramaturgie des événements s’estompe peut être quelque peu, mais en rentrant dans l’Histoire, ces dix héros deviennent le symbole de la résistance face à la tyrannie, de la défense des libertés contre la barbarie. Pour que la mémoire ne s’éteigne jamais…

Edouard Capaert

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